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Pourquoi les acheteurs chinois quittent discrètement la Thaïlande en 2026

BaanRow · · 19 min read
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Pourquoi les acheteurs chinois quittent discrètement la Thaïlande en 2026

Entrez dans une galerie de vente à Bangkok en 2026 et vous verrez encore les mêmes brochures destinées aux acheteurs chinois du continent : signalétique bilingue, codes QR WeChat, équipes commerciales parlant mandarin et une tarification « China Lucky Number » pour l’unité 8B-08. Les brochures sont toujours imprimées. Mais les acheteurs sont de plus en plus absents.

Les promoteurs thaïlandais sont restés silencieux, les agents encore plus, et la presse anglophone locale a tendance à enterrer les données dans des rapports de marché que personne ne lit au-delà de la page deux. Pourtant, les chiffres officiels du Real Estate Information Center (REIC) racontent une histoire claire : la demande chinoise pour les condominiums thaïlandais diminue très vite, et la tendance ressemble davantage à un changement structurel qu’à un simple cycle.

Voilà la partie du marché 2026 qui n’est pas dite à voix haute. Nous allons la dire ici.

Pourquoi c’est important pour les acheteurs étrangers

Si vous êtes un acheteur étranger non chinois qui regarde la Thaïlande aujourd’hui, le reflux de la vague chinoise influence les prix, la disponibilité des quotas de détention par des étrangers et le comportement des promoteurs. La plupart des changements jouent en votre faveur. Mais pas tous. Le passage ci-dessous est une lecture sans fard.

Les chiffres que personne ne veut imprimer

La première chose à ancrer, c’est la place qu’occupaient autrefois les acheteurs chinois dans la demande de condominiums en Thaïlande. Avant la période COVID, la Chine n’était pas seulement une nationalité parmi beaucoup d’autres. Elle était en haut du tableau, structurellement.

  • Condominiums à Bangkok, 2018-2019 : les acheteurs chinois représentaient environ 25-30% de l’ensemble des achats de condos étrangers, avec quelques nouvelles lancées à Sukhumvit et Rama 9 écoulant 60%+ sur plan auprès d’acheteurs chinois en l’espace de week-ends uniques.
  • Off-plan à Phuket, avant 2020 : on estimait à 60-70% du stock off-plan à Bang Tao, Laguna et Surin absorbé par des investisseurs du continent, attirés à la fois par le style de vie et le rendement locatif.
  • Recalage 2020-2024 : CBRE Thaïlande estime une baisse de 40% des transactions immobilières étrangères sur cette période, tirée par les contrôles de capitaux en Chine, le durcissement des règles thaïlandaises liées aux visas et permis de travail et la redistribution de la demande post-COVID.

En 2026, l’image s’est stabilisée dans quelque chose qui diffère nettement. Les données du REIC pour janvier-septembre 2025 montrent :

Indicateur 2024 (année complète) Jan-sept 2025 Variation
Transferts totaux de condos étrangers (THB) Base plus élevée ฿44,1 milliards −14,2%
Part chinoise dans la valeur des transferts étrangers 39% 30,5% −8,5 pt
Valeur des transferts chinois (THB) Base plus élevée En baisse d’environ 30% en glissement annuel −30%
Nombre d’unités chinoises Base plus élevée En baisse d’environ 13% en glissement annuel −12,9%
Part étrangère dans le total des transferts (T3 2025) — 14,3% des unités / 24,8% de la valeur Plus faible structurellement

Le titre à retenir : la Chine est encore la plus grande source unique d’acheteurs étrangers. L’histoire, c’est que l’écart entre la Chine et les nationalités « de second rang » s’effondre. Les acheteurs russes, birmans, taïwanais, indiens et du Golfe comblent une partie de cet écart dans les chiffres « d’en-tête ». Mais ils ne le comblent ni en taille de ticket ni en volume.

Phuket raconte la même histoire, mais sous un autre angle. Avant 2020, le marché off-plan de Phuket était à 60-70% chinois. En 2024, le mix s’est presque entièrement recomposé : environ 25-30% d’acheteurs russes et de la CEI, 25% d’européens, 20% d’Asie du Sud-Est et de Thaïlandais locaux, et 10% du Moyen-Orient. La demande chinoise n’a pas disparu, mais elle n’est plus le « socle structurel » sur lequel les promoteurs fondaient leurs plans d’affaires.

Un point sur ce que signifie « encore 30,5% »

Les acheteurs chinois ne sont pas partis. Ils sont en baisse d’un tiers en valeur sur douze mois, et la trajectoire est la même depuis cinq ans. Une part de marché de 30,5% avec ce rythme indique un recul structurel, pas un simple creux temporaire — et les moteurs ci-dessous expliquent pourquoi un rebond marqué est improbable.

Le moteur 1 — Pékin ferme la porte le 1 janvier 2026

Le développement le plus sous-estimé pour l’immobilier thaïlandais en 2026 n’est pas sur un site gouvernemental thaï. Il se trouve sur le site de la State Administration of Foreign Exchange (SAFE) de Chine.

Le 31 octobre 2025, la Banque populaire de Chine (PBOC), ainsi que les commissions de régulation bancaire et boursière, ont annoncé des règles plus strictes concernant les flux de capitaux transfrontaliers, applicables à partir du 1 janvier 2026. Les changements « en une ligne » :

  • Conservation des relevés bancaires doublée — les registres des transactions sur les virements sortants en devises doivent désormais être conservés 10 ans au lieu de 5. Traduction : chaque virement en USD est désormais consultable, traçable et auditable pendant une décennie.
  • Seuils de vérification d’identité fortement réduits — les banques doivent vérifier l’identité de toute personne envoyant plus de 5 000 RMB ou 1 000 USD à l’étranger. Le seuil pratique précédent était nettement plus élevé.
  • Plafond annuel de 50 000 USD appliqué plus strictement — le plafond par personne de longue date sur l’achat de devises reste en place, mais les nouvelles règles ferment de nombreuses « astuces » (mutualisation entre plusieurs membres de la famille, transferts structurés via de petits canaux d’entreprises, routage via des flux de cadeaux).

Pour un condominium en Thaïlande qui coûte entre THB 8 et 15 millions (environ 230 000 à 430 000 USD), le calcul était auparavant : mutualiser la limite sur trois ou quatre membres immédiats de la famille, passer par Hong Kong, puis transférer en trois ou quatre tranches sur l’année civile. Ce scénario est désormais sous supervision stricte. La friction ne constitue pas un blocage complet — déplacer l’argent reste possible — mais le coût, le temps et l’exposition personnelle augmentent.

Ce point compte plus que ne le laissent entendre les changements « de haut niveau », car l’immobilier thaïlandais fait concurrence à des classes d’actifs chinoises qui n’exigent pas la même friction sur les flux sortants (villes domestiques de rang 1 à des prix en détresse, fonds immobiliers cotés à Hong Kong, obligations libellées en dollars achetées via des canaux QDII locaux). Le coût relatif d’achat d’un condo à Bangkok a donc augmenté — non pas en bahts, mais en exposition réglementaire auprès des autorités chinoises.

Le moteur 2 — Le verdict des 23 accusés de Phuket

Le deuxième moteur est ancré dans le développement thaïlandais, et il a envoyé un signal plus fort que ce que laisse entendre la couverture de la presse anglophone.

Le 11 septembre 2024, le Tribunal correctionnel de Thaïlande a rendu un jugement dans l’affaire n° A.2812/2567 — la décision la plus marquante relative à des actionnaires « prête-noms » dans l’histoire récente de l’immobilier thaï. Les accusés : un cabinet d’avocats et de comptabilité basé à Phuket, qui avait orchestré des actionnaires prête-noms thaïlandais pour environ 60 sociétés liées à un réseau immobilier mené par la Chine. L’assise patrimoniale : environ THB 1 milliard répartis entre restaurants, un établissement scolaire international, des hôtels, des activités de location de voitures, des condominiums et des projets de villas de luxe.

Élément Décision du tribunal
Accusés 23 personnes (actionnaires prête-noms thaï + principaux chinois + facilitateurs thaïlandais)
Peine initiale 10 ans d’emprisonnement chacun
Peine réduite (aveux + casiers vierges) 5 ans chacun, peine avec sursis de 2 ans, probation d’1 an, amende de 200 000 THB chacun
Conséquences sur les actifs Les 60 sociétés ordonnées de se dissoudre immédiatement ; amende de 10 000 THB/jour en cas de non-conformité
Argent saisi lors des perquisitions 4,1 millions THB
Indemnisation des prête-noms découverte 30 000-50 000 THB par société versés à chaque prête-nom thaï

La peine de cinq ans avec sursis est un type de résultat que la presse étrangère présente volontiers comme « indulgent » pour des lecteurs habitués à des cadres répressifs plus sévères. Cette lecture rate l’effet glaçant sur le déroulement réel des opérations. Les peines avec sursis impliquent un casier judiciaire. Une amende de 200 000 THB pour des actionnaires prête-noms qui gagnent 30 000-50 000 THB par société, c’est une perte nette. La dissolution obligatoire des sociétés efface la structure d’actifs. Pour le principal chinois qui a payé 30 000-50 000 THB afin d’obtenir un visage thaï sur une villa, tout le montage — le véhicule d’entrée dans la propriété immobilière thaïlandaise des terrains et maisons (pas seulement des condominiums) — est désormais un chemin vers un comportement condamnable.

Le chiffre plus large, moins rapporté : entre septembre 2024 et mai 2025, les agences d’application thaïlandaises ont traité 861 affaires d’activité de prête-noms, avec des dommages économiques combinés estimés à 15,3 milliards THB. Hua Hin, Koh Samui, Pattaya, Chiang Mai — la présence des contrôles est nationale, pas seulement à Phuket.

Avertissement : pourquoi cela touche les acheteurs chinois plus durement que les autres nationalités

Les acheteurs européens et du Golfe ont tendance à utiliser des condominiums (qui sont légalement transmissibles en propriété pleine sous le quota de détention par des étrangers — voir notre guide sur la détention étrangère) ou des structures en bail de longue durée. Les acheteurs chinois, en particulier à Phuket, ont utilisé de façon disproportionnée la structure « société + actionnaires thaïlandais » pour acquérir terrain + maison — exactement le véhicule que la décision du 11 septembre 2024 a criminalisé. Le durcissement est statistiquement neutre en fonction de la nationalité, mais l’exposition, elle, ne l’est pas.

Le moteur 3 — Quand la valeur nette immobilière en Chine s’évapore

Même si Pékin n’avait pas resserré les contrôles de capitaux et même si Phuket n’avait pas fait passer 23 prête-noms devant les tribunaux, il existe une troisième force qui aurait quand même retiré les acheteurs chinois de l’immobilier thaïlandais : le marché de l’habitat qu’ils financent avec ces achats offshore perd du terrain depuis quatre ans, sans avoir trouvé de plancher.

  • L’investissement immobilier en Chine a reculé de 14,7% en janvier-octobre 2025, en plus de baisses qui s’étalent sur plusieurs années en 2022, 2023 et 2024.
  • Les ventes de logements neufs devraient chuter de 8% sur l’année 2025 — la cinquième année consécutive de croissance négative.
  • Evergrande, autrefois le plus grand promoteur de Chine, a été retiré de la cote de la bourse de Hong Kong en août 2025, avec une valeur marchande résiduelle légèrement supérieure à 275 millions USD. Au plus fort, il avait plus de 300 milliards USD de passif. Des centaines de projets inachevés restent incomplets dans tout le pays.
  • Vanke, un promoteur soutenu par l’État souvent traité comme la référence « sûre », a demandé des extensions de remboursement d’obligations à la fin de 2025 — le premier grand promoteur lié à l’État à signaler des besoins de restructuration.

Le mécanisme pour l’immobilier thaïlandais n’est pas direct. C’est un effet de richesse.

Pour les familles chinoises de la classe moyenne, l’appartement à Shanghai, Chengdu ou Hangzhou n’était pas qu’un logement. C’était l’actif qui portait le rêve d’acheter une deuxième résidence à l’étranger — pour la retraite, pour la scolarité internationale des enfants et pour le « Plan B ». Quand cet appartement perd 15-30% de valeur de marché (et 40%+ dans certaines villes de rang 2), les calculs liés à la deuxième maison ne fonctionnent plus. L’acheteur ne perd pas seulement « l’appétit » au sens littéral — il perd la garantie qui rendait rationnel l’achat offshore.

Les taux d’épargne des ménages chinois ont en réalité augmenté pendant cette période, ce qui semble positif, mais c’est un signal typique de récession : lorsque les consommateurs anticipent une faiblesse future, ils épargnent davantage et dépensent moins, y compris pour des actifs internationaux discrétionnaires. Les condos thaïlandais sont précisément le type d’achat discrétionnaire que l’on reporte.

Où l’argent chinois va désormais

Dire que les acheteurs chinois quittent l’immobilier thaïlandais ne suffit pas si l’on ne précise pas où va l’appétit offshore restant. La réponse honnête : pas si loin.

Le programme Malaysia My Second Home (MM2H) remanié de la Malaisie a été le principal bénéficiaire. Depuis le « reset » du programme 2024 :

  • 14 535 demandes déposées d’ici le début de 2026, dont 7 600 par des Chinois du continent (52%).
  • Parmi les achats immobiliers liés au MM2H, les ressortissants chinois représentaient 304 — environ 41% de toutes les transactions. Les acheteurs taïwanais (91) et singapouriens (63) complètent les niveaux suivants.
  • Le programme a presque atteint 1 milliard USD d’entrées immobilières, la demande chinoise étant le moteur le plus important.

Pourquoi la Malaisie plutôt que la Thaïlande ? Le pack MM2H répond à deux points douloureux que les équivalents thaïlandais ne traitent pas :

Fonctionnalité Malaysia MM2H (reset 2024) Visa Thailand LTR
Personnes à charge couvertes Épouse, parents, enfants — intégration familiale généreuse Épouse et enfants jusqu’à 20 ans, plafond de 4 personnes à charge
Détention immobilière pour terrain + maison Autorisé (sous réserve des valeurs minimales fixées par l’État) Pas directement — uniquement condo en pleine propriété ; terrain via bail ou structure d’entreprise
Structure du seuil d’investissement Par paliers : Silver / Gold / Platinum Critères uniformes par catégorie (Wealthy Global Citizen / Pensioner / Work-from-Thailand / etc.)
Risque lié à la structure avec prête-nom Largement sans importance — propriété directe du terrain par des étrangers autorisée Élevé — voir le moteur 2 ci-dessus

Pour une famille chinoise qui veut la maison, le jardin, l’école internationale et la sécurité juridique dans un seul pack, le MM2H résout le problème que l’immobilier thaïlandais ne résout pas. Le Japon (faiblesse du yen, pleine propriété transparente) et le Portugal (malgré les changements du Golden Visa, l’adhésion à une résidence UE reste porteuse) captent respectivement les segments haut de gamme et HNWI. La Thaïlande conserve surtout l’acheteur urbain « condo-only » et le retraité adepte du condo en pleine propriété.

Contre-arguments — Qui continue d’acheter

Une analyse honnête inclut les données qui viennent contredire la thèse de départ. Voici ce qui fonctionne encore en faveur de la demande chinoise pour l’immobilier thaïlandais :

  • 30,5% reste la plus grande part. Aucune autre nationalité ne l’atteint. Les acheteurs russes (concentrés à Phuket et Pattaya), les acheteurs birmans (fuite de capitaux depuis Yangon) et les acheteurs indiens (segment HNWI en hausse) progressent, mais aucun individuellement ne s’approche de la part chinoise.
  • Les Chinois ultra-haut patrimoine ne subissent pas la même friction. Les family offices ayant déjà des véhicules offshore en place continuent d’acheter des propriétés de luxe à Bangkok et des biens en bord de mer à Phuket. Le volume est faible, mais les tickets sont très élevés (50 M THB+).
  • Le redressement du tourisme chinois en 2026 pourrait ramener l’intérêt des acheteurs orientés style de vie/retraite, notamment à Chiang Mai (écoles internationales, saison sèche, prix d’entrée plus bas). Les arrivées touristiques ne se traduisent pas 1:1 en achats immobiliers, mais la « funnel » compte.
  • Les villes chinoises de rang 2 — des acheteurs venus d’endroits comme Kunming et Nanning, qui ont des liens géographiques et culturels plus forts avec la Thaïlande que les villes de rang 1 — montrent moins de recul lié à l’effet de richesse. Leur immobilier domestique a peut-être mieux résisté, et la friction linguistique/culturelle avec la Thaïlande est plus faible.

La bonne façon de lire tout cela : la position structurellement dominante des acheteurs chinois de 2018-2019 a disparu. Le segment n’a pas « disparu » — il s’est reconfiguré, passant d’une vague large de classe moyenne à un noyau HNWI plus étroit. Les promoteurs qui ont construit leur pipeline en supposant que la vague large continuerait à vendre sont ceux qui sont exposés.

Ce que cela signifie si vous n’êtes pas chinois

Si vous êtes un acheteur non chinois européen, du Golfe, américain ou asiatique qui examine la Thaïlande en 2026, le reflux de la vague chinoise a quatre effets pratiques :

1. Le quota de détention par des étrangers est plus disponible

La loi thaïlandaise sur les condominiums plafonne la détention étrangère à 49% de la surface totale cessible par immeuble. La demande chinoise constituait auparavant le principal moteur de l’épuisement des quotas dans les projets populaires à Bangkok et à Phuket — ce qui signifiait que les « nouveaux arrivants » (souvent européens ou acheteurs du Golfe) devaient attendre que les propriétaires thaïlandais revendent pour réinjecter du quota aux étrangers. Avec une demande chinoise plus faible, le quota est plus disponible le jour du lancement en 2026 que ces cinq dernières années. Vérifiez la disponibilité du quota en direct avant de vous engager.

2. Les incitations des promoteurs sont plus agressives

Les promoteurs qui ont conçu des unités ciblant les Chinois (studios/1 chambre compacts autour de 30-35 m², optimisés pour le rendement locatif plutôt que pour le style de vie) se retrouvent avec du stock. Attendez-vous à des promotions « second acheteur », des lots de mobilier offerts, des frais de maintenance bloqués et des garanties de location. Ce sont de vraies valeurs quand elles sont correctement utilisées. Ce sont aussi des signaux que vous achetez dans un marché plus mou — négociez aussi le prix affiché, pas seulement les avantages.

3. La liquidité à la revente dans les projets ciblant les Chinois devient le nouveau risque

Si vous achetez une unité dans un immeuble dont les ventes en off-plan étaient à 60%+ auprès d’acheteurs chinois en 2018-2019, la liquidité de sortie future dépend du retour des acheteurs chinois. Ils pourraient revenir. Ils pourraient ne pas revenir. En vous diversifiant hors de ces immeubles — vers des développements avec des mixes de nationalités plus larges (européens, du Golfe, thaïlandais locaux) — vous protégez vos options de sortie. Notre classement des quartiers de Bangkok montre quels sous-marchés affichent le profil d’acheteur étranger le plus diversifié.

4. Le contrôle de conformité est plus élevé partout

La décision relative aux prête-noms de septembre 2024 n’a pas seulement dissuadé les acheteurs chinois — elle a relevé le niveau d’exigence pour tous les étrangers utilisant des structures d’entreprise ou hybrides. Si vous envisagez la détention via société de terrain + maison à Phuket, Hua Hin, Koh Samui ou Chiang Mai, le profil de risque juridique est sensiblement différent en 2026 par rapport à 2022. Les options de bail et de pleine propriété du terrain sont désormais des voies à plus faible risque.

Que faire avec cette information

Si vous cherchez activement un bien en Thaïlande en 2026, voici trois ajustements concrets fondés sur ce qui précède :

Ajustements pratiques

  1. Demandez la répartition par nationalité sur les unités déjà vendues avant de signer. Les immeubles avec une concentration de propriétaires chinois à 50%+ présentent un risque de revente plus élevé dans le marché actuel.
  2. Utilisez la disponibilité du quota de détention par des étrangers comme levier de négociation. Si le quota est largement disponible pour un immeuble que vous aimez, c’est un signal de marché vendeur — faites pression sur le prix (8-12%), pas seulement sur les avantages.
  3. Évitez les structures avec prête-noms ou via société pour terrain + maison en 2026. Soit achetez en pleine propriété un condo (propre juridiquement sous le quota de détention par des étrangers), soit optez pour un bail de 30 ans bien structuré, avec renouvellements. Parcourez les annonces de condos actuelles dans des immeubles avec une diversification de nationalités.

Le marché immobilier thaïlandais en 2026 n’est pas en crise. Il est en train de se réorganiser structurellement — la demande chinoise recule, d’autres nationalités comblent l’écart de manière inégale, et les promoteurs ajustent lentement leurs pipelines. Pour un acheteur non chinois attentif, c’est même l’un des meilleurs moments de la dernière décennie pour entrer sur le marché. Le « truc », c’est de savoir où sont les points faibles — et où ils ne le sont pas.

Les brochures resteront en mandarin. Les codes QR continueront de rediriger vers WeChat. Les données racontent une autre histoire que le marketing. C’est généralement comme ça que ça se passe.

Sources & Références

  1. CBRE Thailand — Thailand Real Estate Market Outlook 2025 — tendances des transactions, données de la part chinoise
  2. CBRE — 2025 Asia Pacific Real Estate Market Outlook Mid-Year Review — contexte régional pour la position du marché thaïlandais
  3. Knight Frank Thailand — 2025 Real Estate Trends — analyse de la suroffre de condominiums
  4. Cushman & Wakefield — Thailand Real Estate Market Outlook 2025-2026 — analyse des tendances et stratégies des promoteurs
  5. Nation Thailand — Foreign condo transfers slump to THB 44 billion as India surges — données REIC T3 2025
  6. Nation Thailand — Thai Property Market Faces Worst Slowdown in Nearly 30 Years — contexte macroéconomique
  7. Bangkok Post — Condo Sales Likely to Remain Flat on Muted Purchasing Power — analyse du pouvoir d’achat et de la demande
  8. Bangkok Post — Year to End With Dip in Transfers and Transfer Value — contexte des données REIC
  9. Marketing China — Navigating 2026 SAFE Regulations — changements du cadre chinois de contrôle des capitaux applicables à partir du 1 janvier 2026
  10. Bloomberg — China Economists Urge Looser Capital Controls — débat sur les politiques publiques
  11. Formichella & Sritawat — Thailand's Unprecedented Crackdown on Illegal Nominee Structures — analyse juridique détaillée de l’affaire A.2812/2567
  12. ThaiLawOnline — Recent Crackdowns on Nominees in Thailand — décisions de justice et résumé du cadre légal
  13. Compliancia — Thailand's Nominee Crackdown — décryptage de la conformité pour investisseurs
  14. Thai Examiner — Koh Samui Nominee Crackdown — présence des contrôles à l’échelle géographique
  15. Hua Hin Today — Foreign Property Owners Face Scrutiny — portée des contrôles à Hua Hin
  16. CNBC — Why China's Real Estate Market Is Still Searching for a Bottom — mise à jour de décembre 2025 sur la crise immobilière chinoise
  17. Bloomberg — China Property Crisis Mess and Stimulus Plans — cadre de réponse du gouvernement
  18. CNBC — Evergrande's $50 Billion Rise and Fall — retrait de cote et héritage
  19. South China Morning Post — Chinese Buyers Top Malaysia's MM2H List — données de candidatures MM2H
  20. CEOWORLD — Malaysia's Revamped MM2H Nears USD 1 Billion Inflows — ampleur des investissements immobiliers via MM2H
  21. The Star Malaysia — China, Taiwan and Singapore Top MM2H Property Buyers — répartition par nationalité des acheteurs MM2H
  22. Wikipedia — Chinese Property Sector Crisis 2020-Present — chronologie complète de la crise

Cet article a été préparé à partir de recherches web parallèles menées sur 22 sources vérifiées (CBRE, Knight Frank, Cushman & Wakefield, REIC via Nation Thailand et Bangkok Post, Formichella & Sritawat, ThaiLawOnline, Compliancia, Thai Examiner, Hua Hin Today, CNBC, Bloomberg, South China Morning Post, CEOWORLD, The Star Malaysia, Marketing China) et rédigé avec une assistance IA. Dernière mise à jour : 18 mai 2026.

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